Contexte

Le Burkina Faso est marqué par une montée de l’insécurité caractérisée par les attaques terroristes persistantes, la criminalité transfrontalière, les conflits communautaires et les vols à main armée qui menacent la stabilité et le développement du pays. Cette insécurité occasionne surtout de nombreuses pertes en vies humaines et des déplacements de populations. Au 31 décembre 2020 (1), le pays a enregistré 1 074 993 personnes déplacées internes, parmi lesquelles plus de 80% sont des femmes et des enfants.

En conséquence de l’insécurité, la plupart des établissements médicaux des régions du Sahel, du Centre-Nord et du Nord ont fermé ou peinent à fonctionner. Cette situation augmente la vulnérabilité des femmes en âge de procréer, surtout les femmes enceintes qui accouchent à domicile dans des conditions sanitaires favorisant les infections, sans assistance ou entre les mains de personnels non qualifiés, ainsi que des enfants qui n’ont plus accès au service de vaccination de routine dans certaines zones.

À ces problèmes, vient s’ajouter celui de l’accès à l’eau potable constituant un enjeu vital dans les principales zones accueillant les personnes déplacées internes. 

(1) Annuaire statistique 2019-2020 – MENA-PLN

 

Projet soutenu

En 2020-2021, la Fondation soutient le projet d’urgence de Médecins Sans Frontières (MSF) qui vise à répondre aux besoins primaires des populations déplacées par les conflits au Burkina Faso. 

Dans le cadre de ce projet MSF fournit, entre autres, des soins médicaux aux femmes déplacées et issues de la population locale de la région Nord du pays, en particulier dans les provinces du Loroum et du Yatenga, des zones très touchées par les déplacements de population internes. MSF assure des consultations de médecine générale, des consultations prénatales et post-natales, la prise en charge d’accouchements ou encore un soutien psychologique à plus de 6 000 femmes vulnérables. Pour cela, MSF collabore avec le Ministère de la Santé burkinabè et coordonne son activité avec les autres acteurs humanitaires présents dans la zone afin de couvrir les besoins essentiels des populations déplacées et des populations hôtes. MSF fournit également des soins de santé infantile en proposant un suivi de la malnutrition des enfants par exemple. Pour assurer ces soins, les équipes de MSF sont présentes dans le centre de santé de Titao (province du Loroum) et ont mis en place des cliniques mobiles pour garantir un accès aux soins de base dans les zones et villages reculés.

En plus des soins de santé, MSF distribue des produits d’hygiène et assure un approvisionnement en eau potable aux populations grâce aux forages de puits réhabilités et construits dans les villes.

Quelques chiffres

Budget 100 000 euros

Objectif 6 171 femmes soutenues

Témoignages

« Nous avons fui le conflit et nous n’avons rien, nous n’avons même pas d’argent pour nous soigner. »

Zallé Ramata, une femme qui s’est installée dans le village de Sirfou, dans la région Nord du Burkina Faso.

Grâce aux équipes mobiles de Médecins Sans Frontières (MSF) intervenant dans les localités alentours de la ville de Titao, les 2 fils malades de Zallé ont bénéficié de soins médicaux. La région Nord abrite plus de 100 000 déplacés internes qui ont fui les violences récurrentes dans cette partie du pays.

Testimony

« L’activité des cliniques mobiles est une solution à court-terme que nous avons lancée au début de l’année pour répondre aux besoins des personnes nouvellement déplacées. »

Dr Diallo Alpha Amadou, coordinateur médical Médecins Sans Frontières au Burkina Faso.

En effet, la plupart des déplacés n’ont pas de moyens de transport ni d’argent pour se rendre dans les quelques centres de santé ouverts, les autres étant fermés ou fonctionnant partiellement en raison du conflit.

Testimony 2

Crédit photos: Noelie Sawadogo/MSF